Les épisodes...         

 

 

 

lundi 21 nov. 1966

 


Martin Peyton est appelé à la barre au procès de Lee Webber. Jack Chandler arrive en ville afin de reprendre sa nièce Rachel. Betty a une discussion avec Steven...


 

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

19,8 millions de téléspectateurs

soit 32,4 %

 

 

 

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NARRATION : WARNER ANDERSON

Le froid amer de l’automne envahit Peyton Place. C’est avec ce soudain retournement de saison que Martin Peyton est descendu de sa maison de la colline. L’entrée de sa limousine dans le square provoque un événement extraordinaire. L’homme est le symbole de la ville qui a appartenu et a été dirigé par ses ancêtres. Cet homme, Martin Peyton, fait une rare apparition en public. Il va témoigner en faveur de l’accusation dans l’audience préliminaire de Lee Webber, accusé de meurtre sur la personne d’Ann Howard.

Martin Peyton a passé la plupart de ses années a évité des questions. Des questions sur sa vie privée, sur son contrôle de la ville. Sur ses manipulations. Maintenant, le District Attorney John Fowler le force à se soumettre à un interrogatoire. Martin Peyton sait que ses réponses peuvent déterminer le chemin d’innombrables vies pendant les nombreuses années à venir.

 

INTRO

Peyton se fait conduire dans son imposante limousine par Thomas, son chauffeur. Ce dernier l’aide à descendre du véhicule. Le vieil homme évite la caméra d’un journaliste en tapant sur l’appareil avec sa canne. Martin se dirige vers le tribunal.

 

 

 

SCENE 1

Rodney salue son grand-père à l’intérieur du tribunal et l’invite à s’asseoir à ses côtés. Il offre à son grand-père quelque chose à boire, comme de l’eau. Mais Martin préfère un brandy. John Fowler offre au vieil homme un verre d’eau. Peyton est agacé de voir que tout le monde veut lui faire boire de l’eau. Rodney va téléphoner au Dr Rossi pour lui dire que Martin est déjà au tribunal. Steven, de son côté, parle avec Betty. Ensuite, l’avocat demande à parler à Fowler. Il lui dit qu’il ne ratera pas l’occasion de contre interroger Peyton.

 

 

SCENE 2

Rita revient de la réserve lorsque Norman entre au drugstore, portant pas moins de huit livres scolaires. Il demande à Rita de garder les livres et de ne pas renverser de moutarde dessus. Il ne voudrait pas en tirer un mauvais prix lorsqu’il les revendra le semestre prochain. Rita lui fait remarquer qu’il a séché un cours. Il avait prévu d’aller au tribunal, puis finalement a changé d’avis et a préféré venir voir Rita au drugstore. Norman lui dit qu’il veut former une famille avec elle. Rita encourage Norman a montrer du respect pour sa mère en allant au tribunal soutenir moralement son grand-père. Après tout, Peyton est le père de sa mère. Norman sourit et embrasse Rita.

 

 

SCENE 3

Dans la salle d’audience pleine à craquer, Peyton est interrogé par John Fowler. Chris est assis à la droite de Sandy. Fowler interroge Peyton sur ses relations avec Hannah Cord. Michael entre pendant le témoignage et s’assoit à la droite de Rodney. Au cours de l’interrogatoire, Peyton a une attaque et manque de s’évanouir. Il est emmené dans le bureau du juge. Lee demande à Steven ce qu’il compte faire. Il ne veut pas être « l’homme qu’on oublie ». Hannah, toujours assise, attend.

 

Dialogues de la scène 3

Martin Peyton vient juste de prêter serment.

 

JOHN : Déclinez votre identité je vous prie.

 

MARTIN : Martin Peyton.

 

JOHN : Mr Peyton, depuis combien de temps habitez-vous à Peyton Place ?

 

MARTIN : Quelle question stupide !

 

JOHN : C’est la routine, Mr Peyton.

 

MARTIN : C’est une routine stupide.

 

JOHN : Je vous serai obligé de répondre à la question. Depuis quand habitez-vous ici ?

 

MARTIN : Je suis né à Peyton Place. J’ai vécu ici toute ma vie, excepté lorsque ma santé précaire exigeait que je réside à Boston.

 

JOHN : Connaissez-vous le défendeur, Lee Webber ?

 

MARTIN : Si je le connais ?

 

JOHN : L’avez-vous déjà rencontré ?

 

MARTIN : D’une certaine façon, oui.

 

JOHN : Et vous êtes conscient du fait que Lee Webber est accusé du meurtre de Ann Howard ?

 

MARTIN : Bien sûr que je le suis. Pour un District Attorney, vous poser des questions remarquablement ineptes.

 

Le public se met à rire. Le juge frappe son marteau à quatre reprises.

 

JOHN : Mr Peyton, nous avons pu établir, d’après les témoignages reçus auparavant dans cette Cour, que Ann Howard était chez vous peu de temps après qu’elle ait été retrouvée morte au pied de la falaise. A votre connaissance, est-ce exact ?

 

MARTIN : Oui.

 

JOHN : Savez-vous ce que Ann Howard faisait dans votre maison ?

 

MARTIN : Ann Howard est venue voir ma gouvernante, Mme Cord.

 

JOHN : Hannah Cord.

 

MARTIN : Mme Hannah Cord.

 

JOHN : Et maintenant, puis-je vous poser une autre remarquable question inepte ? Depuis combien de temps Mme Hannah Cord est-elle votre employée ?

 

MARTIN : Mme Cord travaille pour moi depuis bientôt 30 ans.

 

JOHN : Serait-il correct de dire que vous la connaissez parfaitement bien ?

 

MARTIN : Vous pouvez faire cette supposition.

 

JOHN : Est-ce le cas, Mr Peyton ?

 

MARTIN : Mr Fowler, je viens juste de vous informer que Mme Cord est mon employée, et qu’elle réside dans ma maison, depuis un temps presque égal à votre âge. Vous ne faites preuve d’aucune capacité.

 

JOHN : Je ne suis pas en procès, Mr Peyton.

 

MARTIN : Mais vous êtes devant la Cour. Tout comme moi.

 

JOHN : Est-ce que Mme Cord a toujours été une employée digne de confiance ?

 

MARTIN : Oui.

 

JOHN : Et pendant toutes ces années, pouvez-vous dire qu’elle a fait preuve d’un caractère stable ?

 

STEVEN : Objection, l’avocat influence le témoin.

 

JUGE : Retenue. Vous n’avez pas à répondre à cette question, Mr Peyton.

 

JOHN : Comment décririez-vous le caractère de Mme Cord ?

 

MARTIN : Je le décrirais comme un caractère stable.

 

STEVEN (se levant) : Objection.

 

Le juge frappe avec son marteau à cinq reprises consécutives.

 

STEVEN : Le témoin n’est pas, à ma connaissance, qualifié pour donner un jugement sur la stabilité émotionnelle de quiconque.

 

JUGE : Objection rejetée, Mr Cord. Cette Cour a le sentiment que cette relation de 30 ans est suffisante pour que le témoin puisse entreprendre une description générale de la personnalité de Mme Cord.

 

JOHN : Mr Peyton, vous maintenez que le jour de sa mort, Ann Howard est venue chez vous voir Mme Cord. Pourquoi Ann Howard est-elle venue voir Mme Cord ce jour-là ?

 

MARTIN : Parce qu’apparemment, Ann Howard venait juste d’apprendre qu’elle était la fille de Mme Cord. Ann Howard est venue voir sa mère.

 

JOHN : Et comment savez-vous cela, Mr Peyton ?

 

MARTIN : Parce que j’étais là, dans la maison. Je les ai entendu parler.

 

JOHN : Vous les observiez ?

 

MARTIN : Oui.

 

JOHN : Pouvez-vous décrire à la Cour ce que vous avez exactement vu ?

 

MARTIN : Décrire ce que j’ai vu ? (au juge : ) est-ce nécessaire ?

 

JOHN : Vous devez répondre aux questions, Mr Peyton.

 

MARTIN : Et bien, ce que j’ai vu n’avait pas beaucoup d’importance. Deux femmes réunies. Leurs yeux étaient rouges, les mouchoirs mouillés par les larmes d’une mère et d’une fille. Elles étaient maladroites l’une envers l’autre. Mais qui ne l’aurait pas été en de telles circonstances ? Elles étaient embarrassées par la situation. Il y avait des larmes, beaucoup de larmes. Une mère et une fille qui se retrouvent après tant d’années a de quoi profondément toucher. Mais un événement qui n’a pas d’importance au regard de la mort d’Ann Howard.

 

JOHN : Alors d’après vous, Mr Peyton, Ann Howard n’était pas émotionnellement perturbée lorsqu’elle a quitté votre domicile ce jour-là ?

 

JUGE : Permettez-vous cette question, Mr Cord ?

 

STEVEN : Je n’ai pas d’objection, Votre Honneur.

 

Le Dr Rossi entre dans la salle et s’assoit aux côtés de Rodney.

 

MICHAEL (doucement) : Comment va-t-il ?

 

RODNEY (doucement) : Jusqu’à présent, il semble aller bien.

 

JOHN : Mr Peyton, d’après vous Ann Howard était-elle émotionnellement perturbée lorsqu’elle a quitté votre domicile ce jour-là ?

 

MARTIN : D’après moi, Mr Fowler, Ann Howard était émotionnellement épuisée. D’après moi, Ann Howard était prête pour un bain chaud et une bonne nuit de sommeil.

 

JOHN : Merci, Mr Peyton. Je n’ai plus de questions, Votre Honneur.

 

JUGE : Voulez-vous contre interroger le témoin, Mr Cord ?

 

STEVEN : Oui, Votre Honneur. J’aimerais beaucoup contre interroger le témoin.

 

Peyton pose une main sur sa poitrine et dans une grimace horrible, a le souffle coupé.

 

JUGE : Mr Peyton, est-ce que ça va ?

 

MARTIN : Uh…

 

Le Dr Rossi vient au secours de Martin.

 

MICHAEL : Doucement, relaxez-vous.

 

MARTIN : J’aimerais m’étendre.

 

MICHAEL : Votre Honneur, pourrais-je l’amener dans votre bureau, s’il vous plaît ?

 

JUGE : Bien sûr.

 

MICHAEL (à Rodney) : Va chercher mon appareil ECG, il est dans ma voiture.

 

Le juge frappe avec son marteau.

 

JUGE : La Cour se retire pour 15 minutes.

 

LEE : Mr Cord, j’aimerais beaucoup savoir ce que je vais retirer de tout cela ?

 

STEVEN : Vous ?

 

LEE : Oui, moi. Je suis le type qu’ils veulent descendre. Vous avez oublié ça ? Cord, n’essayez pas de m’avoir ou bien…

 

STEVEN : Ne me menacez pas. N’essayez jamais de me menacer. Est-ce que vous pensez que j’aime m’asseoir à côté de vous à cette table ?

 

Hannah est toujours assise dans le public.

 

 

SCENE 4

Michael Rossi examine Peyton dans le bureau du Juge. Peyton lui dit qu’il ne ressent pas de douleur, mais il a une raideur dans la poitrine. Mike prend la tension du vieil homme en attendant l’appareil à ECG que Rodney a été cherché dans la voiture du médecin.

 

Dialogues de la scène 4

Michael Rossi verse un verre d’eau.

 

MICHAEL : Tenez, buvez ceci.

 

MARTIN : Merci, docteur.

 

MICHAEL : Ressentez-vous une douleur ?

 

Mike place son stéthoscope autour de son cou.

 

MARTIN : Non, non. Seulement une raideur dans la poitrine. J’aurais dû vous écouter, docteur.

 

Le médecin place son appareil à tension autour du bras de Peyton.

 

MICHAEL : Quand était-ce ?

 

MARTIN : Oh, l’autre jour lorsque vous avez dit qu’une personne dans mon état ne devrait pas apparaître dans cette salle d’audience.

 

MICHAEL : Je n’ai pas dit ça. Je voulais simplement que vous ayez une visite médicale avant par précaution, c’est tout.

 

MARTIN : Vous aviez raison.

 

MICHAEL : Bien, voyons voir ce que c’est.

 

Rossi prend la tension de Martin.

 

MICHAEL : Vous êtes si déterminé à aller à la barre, je vais voir si vous êtes capable d’y retourner.

 

 

SCENE 5

Steven et Betty s’entretiennent du procès et de Peyton. Pour Steven, Peyton fait semblant d’avoir eu un malaise. Leslie les rejoint.

 

Dialogues de la scène 5

Betty et Steven sont dans le couloir.

 

STEVEN : Il fait semblant.

 

BETTY : Est-ce que tu en es sûr ?

 

STEVEN : Il a tout simulé, je le parierais.

 

BETTY : Steven, peux-tu te permettre de perdre ce pari ?

 

STEVEN : Je vais aller le voir et je lui ferais avouer son bluff.

 

BETTY : Steven, même s’il bluffe maintenant, tu peux faire avoir à Mr Peyton une vraie crise cardiaque si tu le pousses à bout avec tes questions.

 

STEVEN : Vas-y doucement avec le pauvre vieil homme, utilises des gants avec lui. Non, Betty. C’est ce qu’il espère. Avoir sa vie sur ma conscience.

 

BETTY : Ca peut arriver. C’est un vieil homme malade.

 

STEVEN : C’est un vieux démon et n’oublie pas ça. Je ne veux pas sa mort. Non, je veux au contraire que Mr Peyton vive de nombreuses années pour qu’il puisse se rappeler la journée mémorable qu’il va passer.

 

BETTY : Tu risques de courir à la ruine Steven. Et c’est tout ce qui m’importe. Pas que tu vas détruire Mr Peyton, mais parce que tu vas te détruire toi-même.

 

STEVEN : En essayant de faire le plus difficile contre interrogatoire de ma carrière ?

 

Leslie se dirige vers eux.

 

LESLIE : Je suis sûr que vous vous en sortirez bien. Peyton est suffisamment bien pour revenir à la barre.

 

BETTY : Nous le savons aussi bien que vous, Mr Harrington.

 

LESLIE : Je suppose que vous avez dû en entendre parler.

 

BETTY : Nous n’avons rien entendu.

 

LESLIE : Ce vieux fraudeur. Il vous a dupé, Steven. Il a pensé qu’il pouvait éviter vos questions.

 

BETTY : Mr Harrington. Mon mari n’est pas l’avocat général et Mr Peyton n’est pas le défendeur.

 

LESLIE : Bien sûr que non, Betty. Mais une opportunité comme celle là ne se présente pas tous les jours.

 

STEVEN : J’ai l’intention de défendre au mieux les intérêts de mon client, Mr Harrington.

 

LESLIE : Un homme comme vous peut monter deux chevaux en même temps sans tomber. Cela demande beaucoup d’agilité. Mais vous pouvez vous en sortir. Je vous ai déjà vu en action auparavant.

 

BETTY : Au procès de votre propre fils, Mr Harrington. Auriez-vous demandé à Steven de monter deux chevaux, s’il défendait Rodney à la place de Lee Webber ?

 

LESLIE : Bonne chance, Steven.

 

Leslie s’en va.

 

BETTY : Steven, j’espère que tu as entendu ce que je t’ai dit.

 

STEVEN : La loi sera rendue, Betty. Et si ce n’est pas la loi, au moins ce sera la justice.

 

 

SCENE 6

Michael utilise son appareil à ECG portable sur Martin Peyton afin de lui faire un électrocardiogramme. Il en conclut qu’il n’y a rien d’alarmant. L’ECG confirme son optimisme. Martin peut retourner à la barre des témoins. Fowler et le Juge Chester retournent au bureau du Juge et parlent avec Martin pour voir s’il est prêt à reprendre son témoignage. Fowler offre à Peyton une seconde opinion médicale. Dans la salle d’audience, Hannah demande à aller voir Martin dans le bureau du juge. Le juge Chester lui accorde ce droit. Elle parle brièvement en privé à Martin et lui confie sa peur. « Il faut être au dessus de ça », lui répond Peyton.

 

 

SCENE 7

Jack Chandler (dont c’est ici la première apparition dans le feuilleton) conduit sa Ford rouge 1957 et se gare directement derrière la limousine de Peyton. Il grimpe les 6 marches de l’escalier du Town Hall deux par deux et pénètre à l’intérieur du bâtiment. Il passe devant la salle d’audience où siège l’audience préliminaire de Lee Webber et se rend au poste de police. A la réception, il dit simplement à l’officier de police Walker : « Je viens pour Rachel Welles ». Walker lève la tête vers l’homme. « Et vous êtes ? ». Chandler pousse un soupir. « OK, je m’appelle Chandler. J’ai une ferme à Hastings Valley. Je suis venu chercher Rachel Welles, ma nièce ».

 

 

DANS LE PROCHAIN EPISDODE

Chandler parle avec Rachel. Martin Peyton crie après Steven Cord. Lee saute sur sa chaise et dément avoir tué Ann Howard. Le juge Chester réprimande Steven.

 

JACK : J’ai arrangé les choses à la maison et tu vas être heureuse là-bas. Tu vas l’aimer Rachel. Je sais que oui.

RACHEL : Je ne veux pas y aller. Je ne veux pas. Je ne veux pas. (elle crie).

 

MARTIN : Vous défendez un homme qui a tué votre propre sœur.

LEE : Je n’ai tué personne !

STEVEN : Nous allons inspecter cela, Mr Peyton. Nous allons inspecter tout cela.

JUGE : Mr Cord !

 

 
 

ÉPISODE 287

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